Vol.28, N°3 (2026) - Article 9

Connaissance et usages de Loxodonta africana par les populations riveraines de la Réserve de Biosphère de la Mare aux Hippopotames et de la Forêt classée de Maro au Burkina Faso

L’éléphant est le plus grand mammifère rencontré dans les aires protégées du Burkina Faso.La Réserve de Biosphère de la Mare aux Hippopotames et la forêt classée de Maro abritent une importante population d’éléphant. L’étude de l’éléphant sous l’angle ethnozoologique couvre son rôle socioculturel. Pour comprendre l’importance Socioculturelle de l’éléphant et de ces organes ou produits pour les populations, une enquête a été réalisée auprès de populations composées de Bobo, Marka, Mossi, Peulh et Samo. L’échantillon comprend des agriculteurs, des tradipraticiens, d’éleveurs de vendeurs de dépouilles animales, de chasseurs, de restauratrices. Les informations recueillies sont relatives à la connaissance de l’éléphant, les domaines d’utilisation et les valeurs d’usage. Quatre (4) domaines ont été identifiés ; il s’agit de l’alimentation 76 %, la médecine traditionnelle 16 % le mysticisme 6 % et le tourisme de vision 2 %. Divers organes et produits sont également cités. Ce sont la bile, les côtes, les crottes, les défenses,la peau, le sperme, la trompe, la queue et l’urine. La peau est l’organe couramment cité par les enquêtés avec une valeur d’usage de 4,97 suivie des crottes 4,33, de la trompe (3), les côtes (2,36), le sperme (2,16), la bile (2), les défenses (2), l’urine (2) et la queue (1). Ces produits de l’éléphant sont soit utilisé seuls ou associés à des plantes. La diversité des usage est fonction des ethnies. L’ethnie Bôbô présente la plus grande valeur de diversité d’usage (21,2). Les Peulh possèdent la plus petite valeur de diversité (2).

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