Vol.29, N°3 (2026) - Article 9
Évaluation de l’efficacité de Pseudomonas fluorescens, Bacillus subtilis et Bacillus velezensis sur Anopheles gambiae (Giles, 1902), vecteur majeur du paludisme en Côte d’Ivoire
Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité larvicide de trois bactéries, Bacillus subtilis, Bacillus velezensis, isolées à partir de mangues à Korhogo et Pseudomonas fluorescens, isolée à partir de tomates à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sur des larves d’Anopheles gambiae de stades 3 et 4. L’évaluation s’est faite au laboratoire et à température ambiante au Centre d’entomologie médicale et vétérinaire de Bouaké. Les larves de moustiques soumises aux tests de sensibilité aux larvicides, selon la méthode de l’OMS étaient de la souche de référence sensible Kisumu et la souche résistante Yaokoffikro. Au laboratoire, B. subtilis, B. velezensis et P. fluorescens ont induit 100% de mortalité sur Kisumu et 89%, 84%, et 77% de mortalité sur la souche Yaokoffikro avec les concentrations respectives de 0,9 mg/l, 2,7mg/l et 1,5 mg/l. En revanche à la température ambiante, B. subtilis, B. velezensis et P. fluorescens n’ont induit que 81% de mortalité sur Kisumu et 80%, 78% et 49% de mortalité sur la souche Yaokoffikro avec les mêmes concentrations. Concernant les doses létales, au laboratoire, sur Kisumu les DL99 ont été comprises entre 1,068 et 7,261 mg/l et au niveau de la souche Yaokoffikro entre 1,874 mg/l et 90,331 mg/l. Par contre à la température ambiante sur Kisumu les DL99 ont été comprises entre 2,349 mg/l et 14,155 mg/l, tandis que sur la souche Yaokoffikro, elles ont été comprises entre 2,463 mg/l et 90,980 mg/l. Les trois biolarvicides ont montré une activité larvicide variant d’une espèce de moustique à une autre avec une possible action inhibitrice de la température et de la lumière. Le Bacillus subtilis a été plus efficace contre les larves d’anophèles.